Chez certains patients atteints de COVID-19, on a observé des auto-anticorps dirigés contre des structures internes de la cellule, comme le noyau ou le cytosquelette.Cela signifie que le système immunitaire se met à attaquer des composants normaux du corps, ce qui rappelle le fonctionnement des maladies auto-immunes. Les chercheurs pensent que cette production d’auto-anticorps peut être due à plusieurs mécanismes : 1. Réactivité croisée (mimétisme moléculaire) Le coronavirus possède des protéines dont certaines ressemblent à des protéines humaines (auto-antigènes).➡️ Le système immunitaire fabrique des anticorps contre le virus➡️ mais ces anticorps peuvent aussi reconnaître par erreur des protéines du corps➡️ et les attaquer. Ce mécanisme est connu dans plusieurs maladies auto-immunes. 2. Activation anormale de lymphocytes B déjà autoréactifs Dans chacun de nous, il existe quelques lymphocytes B qui reconnaissent nos propres protéines (autoréactifs), mais ils sont normalement contrôlés et inactifs. Le coronavirus pourrait lever cette inhibition et : stimuler ces lymphocytes B autoréactifs, les faire proliférer, les rendre immortalisés (capables de se multiplier de façon prolongée), et conduire à la production d’auto-anticorps monoclonaux. ➡️ Ce mécanisme peut provoquer ou aggraver un état auto-immun. 3. Lien avec les maladies auto-immunes Certaines observations ont montré que le coronavirus est associé ou peut déclencher des maladies comme : le lupus érythémateux systémique, la polyarthrite rhumatoïde. Cela renforce l’idée que le SARS-CoV-2 peut perturber la tolérance immunitaire.
02.12.2025 12:57